L'ARBRE A TIROIRS par Hubert de Champris
| La chronique anachronique de Hubert de Champris | |
| On a lu il y a peu que le valeureux et vaillant Sébastien Lapaque, qui court les rues à l’égal d’un Bernanos en plus ramassé et semble habité de la même flamme, avait été lors d’un cocktail souffleté par un Jean d’Ormesson offensé. Nonobstant toute considération sur la forme, on louera toutefois ce dernier. Revenant sur son roman Au plaisir de Dieu, il nous énonça cette vérité première laquelle, lorsqu’elle est perçue, assimilée, travaillée jusqu’à ce qu’elle en devienne une obsession, signe le véritable écrivain et la conscience qu’il doit avoir de son noyau constitutif : avant Dieu, c’était le temps qui en était le héros. Certes, en bonne métaphysique, Dieu demeurait premier en tant précisément que créateur de l’espace et du temps, et l’écrivain – ce créateur de second ordre – n’était pas sans certaines accointances avec Lui puisqu’il aspire mutatis mutandis à rejoindre par les lignes cette éternité que, dès le départ, nous n’aurions jamais du quitter et dont il s’efforce à retrouver la senteur, ce bonheur immobile qui se confond avec les béatitudes. Mais, que voulez-vous, engagé dans l’Histoire, les pieds sur terre, l’homme de lettres (et vous avez noté qu’il n’y avait lieu de distinguer cette espèce-là de son synonyme d’écrivain) fait avec ce qu’il a – le temps – cette matière première chérie et abhorrée à la fois dont il a fini par comprendre qu’elle ne deviendrait la source de toutes ses richesses qu’en l’habitant. Oui, habiter le temps, s’y abriter, s’en occuper en occupant son espace ; s’en extraire de temps en temps, le regarder alors de haut comme une animal malfaisant, de loin comme une époque maudite dont on conjure le retour, toujours avec ce sentiment qui s’approche de la miséricorde et qui a nom : commisération. C’est là la nostalgie malheureuse. Quant à la celle qui s’applique au passé bienheureux, nous l’appellerons nostalgie du futur puisque son objet même réside non dans l’ambition de sa reconstitution ou de sa commémoration, mais dans sa réitération. Toute littérature en vérité alterne avec plus ou moins de talent, voire de génie, entre ces deux cheminements. Amis lecteurs, cette entrée en matière – dans la matière du temps, vous l’avez saisi – pour vous dire que la vie littéraire n’est probablement pas tout à fait celle qu’en cette expression vous croyez entendre. L’adjectif « littéraire » pourra être compris comme un complément de nom, un génitif objectif (la vie de la littérature) et un génitif subjectif (la vie, la vraie vie en sa dimension littéraire ou, plus précisément, en ce qu’elle est, ou doit être liée de façon consubstantielle à la littérature). La vie nous devra avoir un air, un bon air littéraire. C’est dire que la littérature est ici le contraire de ce que le vulgus pecum entend lorsqu’il emploie l’expression : « oh ! ce n’est que littérature ! », manière de dire que c’est du pipeau, du sentiment, du féminin, du subjectif et du faux. La littérature, c’est la réalité, mieux : la vérité du réel mais mise en forme. C’est dire aussi que la littérature, le sentiment du littéraire, la saisie de l’éphémère, l’acharnement avec lequel, vaille que vaille, l’écrivain s’efforce de le prolonger jusqu’à nourrir l’ambition (quand bien même ce ne serait que noble illusion) de l’immortaliser ne se lovent pas uniquement dans le genre – bien souvent le mauvais genre – du roman. A l’examen, c’est avec dilection qu’ils se nichent dans le genre de l’essai, du récit, du document, de la monographie, de la biographie, que nous savons-nous encore… (1) Jack Forget, L’Arbre à tiroirs - Août 1954-, France Univers, 143 p., 19 €. | |
L'ARBRE A TIROIRS par Cécilia Dutter
Vient de paraître :
Jack Forget, L’Arbre à tiroirs, Août 1954,France Univers, 144 pages, 19 euros
Août 1954, à dix ans Paul bascule brutalement dans le monde des adultes. L’enfance est morte. Son père l’a tuée en voulant se tuer. Tentative de suicide rattrapée in extremis par les pompiers. Calmants et électrochocs. Jean ne sera jamais plus le même. Sa vie durant, il errera dans la brume, désormais incapable d’être chef de famille.
Irène, la mère, n’est pas armée pour affronter le choc. Elle s’en remet au fils sur qui reposeront en grande partie le quotidien et la prise en charge de ce mari dépressif sans cesse hospitalisé. Mère indigne ? Sans doute. En tout cas, mère mal-aimante, maltraitante par lâcheté. Et par égoïsme. Paul trouvera heureusement un peu de réconfort auprès de Célestine et Firmin, grands-parents d’autrefois, gens simples et bons. Mais ils habitent Trouville. Leur maison, havre de paix, est trop loin de Paris où il grandira. Les aïeuls vieillissent. Bientôt, le garçon ne leur rendra plus visite qu’au cimetière.
Enfant des années 50, la rue fera son éducation. Drouot, les Halles, la débrouille, Marthe la fleuriste qui le prend sous son aile, le muguet de mai qu’on vend à la sauvette aux prostituées du quartier Montparnasse… Autant de souvenirs qui se bousculent. Si la mémoire les restitue intacts, la plume ne leur fait aucun cadeau. Jack Forget évite le pathos. Il les égrène comme s’il était extérieur à cette jeunesse volée : la sienne. Sans foi ni loi, le héros avance. Volontaire et surdoué, il construit seul sa vie. Il y aménage des tiroirs dans lesquels il consignera plus tard les événements qui la composent. Celui d’avant le suicide traumatique du père demeurera presque vide. Malgré tous ses efforts, Paul peinera toujours à le remplir. « Il a été greffé sur un autre enfant, tronc mort en 1954, victime d’une enfance assassinée ».
Grâce à une neutralité distanciée de ton, l’auteur ne tombe jamais dans l’écueil de l’apitoiement sur soi-même. Il parvient à faire de ce récit autobiographique, un roman fort, parfaitement maîtrisé.
Cécilia Dutter
INFOLETTRE N° 23
La rentrée de Monteilhet ¨ Centenaires : Anouilh, Jules Renard
Agathe, toujours Agathe ¨ À la recherche du cinéma français
· Les Éditions de Fallois annoncent pour la rentrée de septembre deux biographies d’un grand intérêt : Kipling par Charles Zorgbibe et Vélasquez par Bartolomé Bennassar. S’y ajoute le dernier roman policier du toujours jeune Hubert Monteilhet (82 ans) : les Talons d’Achille, une affaire criminelle dans le milieu de l’édition.
· L’émission de Michel Mourlet Français mon beau souci a achevé son cycle Anouilh le 30 août par un entretien avec Jean-Laurent Cochet ponctué de fragments de scènes interprétés par six de ses élèves. Les deux précédentes parties (5 juillet et 2 août) avaient accueilli Colombe Anouilh d’Harcourt, le compositeur et ami de Jean Anouilh Jean-Michel Damase, Roger Lauran, ancien directeur de scène de la Comédie des Champs-Élysées, Anca Visdei auteur d’un essai biographique : Anouilh, un auteur inconsolable et gai (Éd. Les Cygnes) et Stéphane Barsacq, petit-fils d’André Barsacq. On peut s’en procurer les enregistrements en téléphonant à Radio Courtoisie, 01 46 51 00 85. Sites Anca Visdei : info@ancavisdei.com et Les Cygnes : www.lescygnes.fr
· Sujet de la prochaine émission : « La francophonie roumaine », avec Marina Bakonsky, épouse du ministre roumain des Affaires étrangères Théodore Bakonsky, et Silva Gabriela Beju, sculpteur et architecte, fille de Fleur Bulgensky. De cette dernière, l’œuvre peint sur verre fait actuellement l’objet d’une exposition qui, après la Maison des Associations à Paris et une tournée européenne, revient à Paris en septembre, au siège de l’Association du Moulin de la Vierge : sgb30@free.fr
· Toujours pour la célébration nationale du centième anniversaire de Jean Anouilh, le Théâtre 14 affiche du 14 septembre au 30 octobre Léocadia, mise en scène par Thierry Harcourt, avec Geneviève Casile qui interprètera le rôle de la duchesse, créé par Marguerite Deval et repris en 1984 par Edwige Feuillère.
· La France célèbre également cette année le centenaire de la mort de Jules Renard. À cette occasion, Le Spectacle du Monde (Groupe Valmonde) publie dans son numéro de septembre une étude de Michel Mourlet : « Jules Renard, le libre artiste » qui prendra place dans une prochaine réédition augmentée d’Écrivains de France, XXe siècle.
· Dans le cadre de l’Année France-Russie, Le Monde de l’Art et des Lettres organise du 18 au 27 septembre prochain, période idéale par son climat après l’affluence touristique, un voyage de 9 jours à Saint-Pétersbourg et dans ses environs, sur les pas des Romanov, de Pierre le Grand à Nicolas II. Guidé par des spécialistes, vous découvrirez ainsi, à pied ou en car, les lieux où vécut pendant trois siècles la famille impériale de Russie, mais aussi une étonnante ville-musée où les merveilles architecturales et artistiques se succèdent, dans le souvenir des artistes qui l’ont chantée où qui s’en sont inspirés : Pouchkine, Glinka, Moussorgski, Tchaïkovski, Dostoïevski, Diaghilev, etc. Renseignements au 06 10 20 74 94.
· Agathe de La Boulaye (www.agathedelaboulaye.com) nous informe de la reprise du Monde selon Bulle à partir du 15 septembre au Petit Hébertot, du mardi au samedi à 19h30. Jusqu’au 22 inclus les places seront à 10 € au lieu de 20. Location : 01.55.63.96..06 ou www.petithebertot.fr
· L’éminent professeur américain Robert J. Berg, de l’Université de Bowling Green (Ohio) auteur d’ouvrages écrits directement en français, vient de publier aux Éditions Yale University Press un ouvrage destiné à faire date dans le domaine exigeant de la littérature cinématographique : À la recherche du cinéma français, avec un avant-propos de Michel Mourlet. Le Pr Berg y remet en question ou en perspective bien des idées reçues, notamment sur la Nouvelle Vague, en posant sur notre cinéma un regard américain imprégné de la plus haute culture française. Après sa sortie aux Etats-Unis, l’ouvrage ne devrait pas tarder à arriver en France, où des précisions sur sa diffusion sont attendues.
· Comme prévu, le premier ouvrage de France Univers pour cette rentrée littéraire sera le premier roman du président de l’International School of Management de New York, le Français Jack Forget, agrégé de l’université en économie et gestion, docteur en philosophie, ancien président de l’I.S.G. Dans l’Arbre à tiroirs, écrit d’une plume alerte et sensible, il part à la recherche de son enfance disparue.
Infolettre N° 22
Au Festival de Sarlat ¨ Centenaire d’Anouilh ¨ Sauvetage du Nord-Ouest ¨ les Amis d’Henri Béraud
· Le 59e Festival de Sarlat ouvre ses portes le 17 juillet, jusqu’au 4 août. On y trouvera entre autres une Nuit des rois mise en scène par Nicolas Briançon, avec Sara Giraudeau, que l’on vient d’applaudir dans le rôle de Colombe (d’Anouilh) au théâtre et à la télévision ; les Cahiers de Malte Laurids Brigge, perles frémissantes de Rainer Maria Rilke portées par Bérengère Dautun, trouveront leur écrin dans l’Abbaye Sainte-Claire ; Francis Huster dans la Traversée de Paris d’après Marcel Aymé, la Dame de chez Maxim, une Charlotte Corday qui n’est pas celle de Drieu (quand la montera-t-on ?) mais de Daniel Colas, une pièce de Roger Martin du Gard écrite pour Jouvet qui n’en voulut pas, constitueront quelques-uns des moments forts de ces « Jeux du théâtre » toujours sélectionnés avec bonheur par Jean-Paul Tribout. À ne manquer sous aucun prétexte si l’on séjourne en Dordogne. www.festival-theatre-sarlat.com
· Théâtre encore avec l’émission de Michel Mourlet Français, mon beau souci, qui a choisi de rendre hommage à Jean Anouilh, pour le centenaire de sa naissance inscrit au livre des Célébrations nationales. Anouilh, l’un des grands illustrateurs de notre langue au XXe siècle, avait naturellement sa place dans une émission dévolue au français. De cet hommage en trois volets, le premier a été diffusé en direct le 5 : Colombe Anouilh d’Harcourt, fille du dramaturge, et Stéphane Barsacq, petit-fils d’André Barsacq, premier metteur en scène de plusieurs pièce de l’auteur du Bal des voleurs, ont égrené leurs souvenirs et commenté l’actualité du Centenaire. Le 2 août puis plusieurs fois en différé sera diffusé le deuxième volet, toujours avec Colombe Anouilh et, cette fois, Anca Visdéi, qui vient de publier Anouilh, un auteur inconsolable et gai, « biographie affective », aux Éditions Les Cygnes. Enfin un troisième volet est prévu pour septembre, avec notamment Jean-Laurent Cochet, qui a beaucoup œuvré pour Anouilh.
· Théâtre toujours. Le Théâtre du Nord-Ouest de Jean-Luc Jeener nous informe : « La petite subvention du Ministère de la Culture a encore diminué. Le loyer a encore augmenté du fait du jeu des indices. Bref, notre théâtre a failli mourir lors d’une audience le mois dernier au Tribunal de Commerce au cours de laquelle l’Urssaf a demandé la liquidation de la Compagnie de l’Elan et la fermeture du Nord-Ouest. Grâce à l'énergie d'un avocat merveilleux et de son équipe, le Tribunal de Commerce a accepté de ne pas nous « liquider », mais d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire. […]. La bonne nouvelle a été la réaction de tous : metteurs en scène, comédiens et surtout de vous, fidèles spectateurs. Notre intégrale Labiche vient juste de démarrer et, preuve de votre soutien, vous êtes déjà nombreux à avoir acquis un « passeport Labiche ». Labiche s'amusait de ses contemporains ; il les peignait dans leur vérité. Il avait compris que les hommes n'écoutent qu'eux-mêmes. C'est le théâtre de l'égocentrisme. Il suffit d'accentuer un ou deux traits pour déchaîner les rires. Chacun est enfermé dans sa folie et elle est contagieuse 166 pièces ! Plus d'une soixantaine seront mises en scène ; les autres présentées en lecture. Pendant 9 mois, 400 comédiens de 40 compagnies théâtrales vous feront partager ce rire. Espérons que cette nouvelle folie sauvera notre cher théâtre. »
· Prévue par France Univers pour la mi-juin, la sortie en librairie de l’Arbre à tiroirs, août 1954, premier roman de Jack Forget, président de l’International School of Management de New York, a été repoussée à septembre.
· L’Association rétaise des Amis d’Henri Béraud (environ 500 adhérents) vient de publier le 22e Cahier Henri Béraud, contenant une curiosité littéraire : « les Plaisirs de l’obèse », nouvelle de l’écrivain américain William Johnston traduite par Béraud, et réponse en quelque sorte au roman de ce dernier, Prix Goncourt 1922, le Martyre de l’obèse. Par la même occasion, le président de ladite association, Francis Bergeron, invite ses adhérents à un effort de promotion. Il s’agit de recruter de nouveaux Amis pour compenser la disparition des plus anciens. Et de permettre ainsi la poursuite des activités : publications, réunions, manifestations, qui pérennisent la présence du grand écrivain lyonnais dont une certaine caste de censeurs tente en vain depuis l’après-guerre d’étouffer la mémoire. BP 3 – 17111 Loix-en-Ré.
· Les Éditions France Univers informent leur clientèle que leurs bureaux seront fermés du 15 juillet au 15 août et le comptoir parisien de leur Diffuseur Atlantica-Séguier du 1er au 15 août. Les commandes peuvent néanmoins être adressées par télécopie ou courriel, mais le traitement en sera dans l’ensemble ralenti.
INFOLETTRE N° 21. JUIN 2010
Fête de la Courtoisie ¨ Cochet, Molière et Guitry ¨ l’École du chant français ¨ le premier roman d’un grand universitaire ¨ Le Roy Ladurie et la Fête de la Fédération ¨ Mougenot à Avignon
· Rappel : Des centaines d’écrivains se succèderont à la Fête de la Courtoisie 2010 pour signer leurs ouvrages, le dimanche 13 juin, de 14 h à 19 h, à l’Espace Champerret, rue Œstreicher, Paris XVIIe. Métro : Ligne 3, station Porte de Champerret ; R.E.R. : Ligne C, station Péreire ; Autobus : Lignes 84, 92, 93, 163, 164, 165 et PC, station : Porte de Champerret. Rappelons également que les Éditions France Univers y seront représentées par Jacqueline Ury, Sylvie Oussenko et Michel Mourlet.
· Il y a toujours beaucoup à voir au théâtre, à Paris, on le sait. Signalons tout particulièrement deux spectacles promus par l’excellente attachée de presse Marie-Hélène Brian : les Femmes savantes, où brille Jean-Laurent Cochet au Petit Théâtre de Paris, et Je t’aime, pièce peu connue et assez singulière de Sacha Guitry qui met en action un architecte (Gérard Lartigau) amoureux d’une jeune musicienne et construisant le bonheur de leur couple comme la plus belle de ses demeures. Théâtre 14, 01 45 45 49 77.
· Quatre artistes lyriques : Sylvie Oussenko, Gabriel Bacquier, Robert Massard, Michel Sénéchal, et le chef d’orchestre Dominique Fanal, annoncent la création d’un blog intitulé « Boomerang » et dévolu à la défense du chant français, fort malmené depuis longtemps comme on le sait. Il y a quelques mois, l’émission de Michel Mourlet « Français, mon beau souci », s’était longuement préoccupée de cette situation. « Boomerang » définit ainsi son objectif : « Ce blog a été créé par des artistes las du misérabilisme où se trouve réduit l’art lyrique en France, las des contrevérités, des omissions, voire de l’ignorance, émises et étalées par des médias et des responsables dits culturels. Il n’est pas question, évidemment, de vouloir tout changer, de critiquer sans mesure et cette page n’aura pas le pouvoir de rétablir, hélas, l’art lyrique (et autres spectacles vivants aussi mal lotis) à son plus haut niveau : à l’impossible nul n’est tenu…. Cette page répond seulement à un impérieux besoin d’informer là où sévit la désinformation, de rétablir la vérité quand cela est nécessaire et s’adresse à tout public : artistes lyriques débutants ou chevronnés, musiciens ou tout simplement passionnés du bel canto et de la musique dite classique en général. » http://lecolefrancaisedechant.unblog.fr
· Vient de paraître aux Éditions France Univers : Pèlerinages, poèmes de Sylvie Oussenko illustrés par Gabriel Bacquier (144 pages, 21 €). À paraître chez le même éditeur à la mi-juin : l’Arbre à tiroirs, août 1954, premier roman de Jack Forget, président de l’International School of Management de New York (144 pages, 19 €).
· Le N° 35 du Monde des Arts et des Lettres est paru. Organe de l’association d’initiative et de partenariat culturels du même nom, dirigé par Jean-Bernard Cahours d’Aspry, on y trouve quantité d’informations et de dossiers d’un grand intérêt, notamment dans le domaine musical. Pour adhérer à l’association et recevoir son bulletin mensuel en ligne, écrire ou téléphoner au Monde de l’art et des lettres : 15, rue Saint-Gilles 75003 Paris, tél. 06 10 20 74 94, mondelart@free.fr
· Par le truchement du site des Manants du Roi, Colette Bonacorsi nous invite à l'audition publique de ses élèves du cours de théâtre de Nesle, les 12 et 13 juin de 11h00 à 14h00 au théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle 75006 Paris. L’audition sera suivie d’un coquetel. Tél : 01 43 54 17 43 ou 06 73 39 40 33. http://www.coursdetheatredenesle.com/
· Le vendredi 25 juin 2010 se tiendra à l’Ecole Militaire « Amphithéâtre Louis » un colloque intitulé « La Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Histoire et héritage », dirigé par Emmanuel Le Roy Ladurie et le Pr Georges-Henri Soutou, membres de l’Académie des Sciences morales et politiques. Ce colloque est organisé par un collectif composé des comité La Fayette, La Fédération, Carrefour des Acteurs sociaux. Programme détaillé sur demande à : dircas@cas-france.org ou lafederation@lafederation.fr ou par téléphone au 01 43 55 36 85.
· Francis Bergeron, l’actif président des Amis d’Henri Béraud, vient de publier chez Pardès, dans la collection « Qui suis-je ? » une monographie de Saint-Loup (Marc Augier).
· Deux pièces de Jacques Mougenot seront présentes du 8 au 31 juillet au Festival Off d’Avignon : la Carpe du duc de Brienne et l’Affaire Dussaert. Pour tous renseignement, rendez-vous sur le site : www.jacquesmougenot.com
INFOLETTRE N° 20
Saint-Simon, Chamfort, « Porte Louise » ¨ La Fête de la Courtoisie ¨ Une nouvelle biographie de Stendhal ¨ Marie-Laurence Gaudrat ¨ Pierre Gripari ¨ André Breton
· Les deux prochains numéros de la série Français, mon beau souci sur Radio Courtoisie seront consacrés aux auteurs présents sous la bannière de cette émission lors de la traditionnelle Fête du livre organisée chaque année par la « Radio du Pays réel et de la Francophonie » (voir information ci-dessous). Celle du lundi 10 mai (10 h 45) aura pour thème « Mémoire et Langue française », titre justifié par la présence d’Alfred Eibel, critique à Valeurs Actuelles et au Service littéraire, qui entretiendra à nouveau les auditeurs du Saint-Simon – pape des mémorialistes - de Roger Judrin (Éd. Galodé) dont il a écrit la préface, ainsi que des Œuvres complètes de Chamfort (Éd. du Sandre). Christopher Gérard, lui, parlera de son dernier roman : Porte Louise, histoire d’une quête de mémoire, entouré de deux élèves du cours d’art dramatique de Dominique Leverd qui en liront des passages.
· L’émission suivante, le 7 juin à la même heure, s’attachera à deux domaines où notre langue diplomatique et culinaire a prouvé son excellence : la gastronomie et la politique étrangère. Michel Mourlet y recevra Jacqueline Ury, auteur « France Univers » de la Cuisine de d’Artagnan et de Rasteau, Vin doux naturel et Recettes gourmandes, ainsi que de la Cuisine au pain aux Éditions Les Quatre Chemins. Le second invité, le démographe, économiste et géopolitologueYves Montenay, présentera trois de ses derniers ouvrages parmi les plus en phase avec l’actualité, parus aux Belles Lettres : le Français face à la mondialisation, le Mythe du fossé Nord-Sud et Nos Voisins les Musulmans. Rappelons que Français, mon beau souci est rediffusée trois fois dans la semaine. www.radiocourtoisie.net/
· Des centaines d’écrivains se succèderont à la Fête de la Courtoisie 2010 pour signer leurs ouvrages, le dimanche 13 juin, de 14 h à 19 h, à l’Espace Champerret, rue Œstreicher, Paris XVIIe. Métro : Ligne 3, station Porte de Champerret ; R.E.R. : Ligne C, station Péreire ; Autobus : Lignes 84, 92, 93, 163, 164, 165 et PC, station : Porte de Champerret. Rappelons que les Éditions France Univers y seront représentées par Jacqueline Ury et Michel Mourlet.
· Le programme des Éditions de Fallois pour mai et juin compte plusieurs titres prometteurs : un essai de Jacqueline de Romilly, la Grandeur de l’Homme au siècle de Périclès, étude d’un état d’esprit propre à l’Occident et apparu en Grèce au Ve siècle ; un inédit d’Henri Troyat : Trois mères, trois fils, Mesdames Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, ou la stupéfaction de la poule qui a couvé un canard ; enfin, par le Pr Philippe Berthier, une nouvelle biographie de Stendhal, le dilettante théoricien de l’art de vivre, à la recherche du bonheur, des sensations vives et des sentiments forts.
· Spécialisée dans les livres anciens et rares, la Librairie Anne Lamort propose dans son Bulletin n° 28, un choix de nouvelles acquisitions qui feront le bonheur des bibliophiles fortunés. Ainsi, deux originales d’Alphonse de Chateaubriant, respectivement à 2 000 et 1 800 € : Monsieur des Lourdines et La Brière. Parmi vingt autres merveilles, on remarque une originale rarissime du seul roman de Labiche : la Clé des champs, à 500 €. 3, rue Benjamin-Franklin 75116 Paris. librairie@anne-lamort.com
· À voir jusqu’au 5 juin, la nouvelle exposition de Marie-Laurence Gaudrat, qui tranche sur la pauvreté d’expression de l’académisme contemporain par ses somptueuses compositions figuratives. À la Galerie Francis Barlier - 36, rue de Penthièvre 75008 Paris - du mardi au samedi, de 11 h à 19 h. 01 49 53 00 05.
· Vient de paraître chez Pardès, dans la collection « Qui suis-je ? », une monographie consacrée à Pierre Gripari par Anne Martin-Conrad et Jacques Marlaud. Un ouvrage d’érudition et de passion qui manquait encore, pour mettre à sa juste place un écrivain destiné à rester, bien que -- ou parce que - occulté et méconnu de son vivant par les serviteurs de la bienpensance. . sarl.pardes@orange.fr
· Au programme de France Univers pour les semaines à venir : l’Arbre à tiroirs, roman de Mark Upper, Te souviens-tu de moi, récit de Sophia Kirch, André Breton ou la Hantise de l’absolu, par Jean-Paul Török. Sans oublier le recueil de poèmes de Sylvie Oussenko, Pèlerinages, illustré par le grand baryton Gabriel Bacquier.
Infolettre N° 19 - Avril 2010
L’eau et le maïs ¨ C’est Byzance ! ¨ Paulhan-Guilloux ¨ Intégrale Labiche ¨Jean Parvulesco ¨ Poésie et langue française ¨ Journée des dictionnaires ¨ Jeanne d’Arc ¨ Jacques Mougenot ======================================================================================
· Lilith Production (Catherine Tréfousse) vient de coproduire avec le G.I.E. Grand-Ouest Télévision un documentaire de 52 minutes : Pour quelques grains d’or… qui soulève la question du maïs, plante assoiffée dans des régions que sa culture intensive assèche. Que l’on soit écologiste ou non, on ne peut contourner ce grave problème, posé avec rigueur et compétence dans ce film réalisé par David Briffaud et Fabien Mazzocco, disponible en DVD. lilithproduction@wanadoo.fr et 52, rue de Douai – 75009 Paris.
· Les Éditions Les Cygnes, dont la collection « Théâtrales » ne cesse de s’enrichir d’Aristophane à John Osborne, de Goldoni à Anca Visdei, organisent une signature le 29 avril de 18 h à 19 h 30, à la Librairie Théâtrale : 3, rue de Marivaux, 75002 Paris, à l’occasion de la publication d’une nouvelle pièce de Michel Mourlet, C’est Byzance !, appartenant au cycle du « théâtre de l’éternel retour ». Les Cygnes : 4, villa des Otages - 85 rue Haxo, 75020 Paris info@lescygnes.fr
· Jacqueline Paulhan nous annonce la parution de la Correspondance Jean Paulhan-Louis Guilloux (1929-1962) : « Cet ouvrage permet de suivre dans ses détails un débat sur les questions d'esthétique et de style qui dura plus de trente ans. » En annexe, les notes de lecture de Louis Guilloux (1941) sur Les Fleurs de Tarbes. Centre d'étude des correspondances, Faculté Victor-Segalen : 20, rue Duquesne, CS 93837 - 29238 Brest Cedex 3.
· Après un début de saison austère, consacré au thème de la prison et comportant le chef-d’œuvre théâtral de Sartre Huis Clos, le Théâtre du Nord-Ouest annonce un événement à peine croyable quand on connaît le nombre de spectacles qu’il suppose : à partir du 25 juin, une « Intégrale Labiche » (164 pièces imprimées, 174 recensées). public@theatredunordouest.com;
· Jean Parvulesco publie coup sur coup deux ouvrages monumentaux : la Confirmation boréale, passionnant recueil d’études littéraires, métapolitiques, cinématographiques (Dominique de Roux, Eliade, Heidegger, Guénon, Jean Eustache, Poutine…) chez Alexipharmaque, la belle structure éditoriale d’Arnaud Bordes (alexipharmaque@alexipharmaque.net) ; et Un retour en Colchide, très curieux journal intime ésotérique, chez Guy Trédaniel, www.editions-tredaniel.com
· La prochaine émission de Français, mon beau souci sur Radio Courtoisie sera une nouvelle fois consacrée aux rapports entre la poésie et la langue, inépuisable sujet que commenteront au micro de Michel Mourlet les poètes Francis Coulon et Thierry Cabot, et le comédien-poète bien connu des auditeurs Pierre Londiche : lundi 12 avril de 11 h 45 à 12 h 45, rediffusée trois fois.
· Le 26 mars s’est déroulée comme chaque année la « Journée des dictionnaires » organisée par Jean Pruvost à l’Université de Cergy-Pontoise, dans le cadre de la Semaine de la Langue française. Le thème en était « Dictionnaires et Francophonie », en présence et avec la participation de nombreux universitaires, lexicologues et lexicographes.
· La Bibliothèque des Introuvables (17, rue des Grands Augustins – 75006 Paris) nous informe de la souscription au livre d’Alain Bournazel, spécialiste de l’histoire militaire et secrétaire général du Rassemblement pour l’Indépendance de la France : Jeanne d’Arc, illustrations couleurs, relié toile sous coffret. Résultat de longues recherches, l’ouvrage sonde l’un des plus fascinants mystères de l’Histoire. 01 46 33 09 27. www.bibliothequedesintrouvables.com
· L’auteur Jacques Mougenot a terminé la construction de son site sur la Toile. Le comédien Jacques Mougenot également, ce qui ne surprend pas trop puisque c’est le même homme. Tout sur son parcours, de l’École Centrale au cours de Jean-Laurent Cochet, et de la Carpe du duc de Brienne à l’Affaire Dussaert, en passant par l’Impromptu de Lucerne de Michel Mourlet. À ne pas manquer : http://www.jacquesmougenot.com/
· Beaucoup de choses se passent à la Maison de Chateaubriand : une conférence-débat vient d’y avoir lieu, de M. Hans Peter Lund, professeur à l’Université de Copenhague, sur Chateaubriand et Charles Nodier. Nous ne pouvons qu’inciter nos lecteurs à suivre avec attention le programme toujours intéressant de cette Maison consacrée au Romantisme et à l’auteur des Mémoires d’outre-tombe. www.maison-de-chateaubriand.fr
· Après les succès de vente de nos ouvrages sur la défense de la langue française, le groupe de presse Valmonde et les Éditions France Univers préparent une nouvelle campagne de trois livres qui font la part belle à la Culture et à l’Histoire.
INFOLETTRE N° 18
Christopher Gérard ¨ Jules Renard ¨ Hommage à Tchekhov « Pasteur parlait français » ¨ Le Peuple des miroirs en librairie Un Don Juan de Sylvie Oussenko et Noël Lee¨ Fonds Fraigneau ======================================================================================
· Après trente-huit ans d’absence, Louise revient dans sa ville natale, Bruxelles, pour mener une enquête sur la disparition de son père, Charlie, séduisant Irlandais mystérieusement assassiné alors qu’elle n’était qu’une enfant. Tel est le point de départ du nouveau roman de Christopher Gérard, Porte Louise, qui paraît ce mois-ci à L’Âge d’Homme dans la collection « la Petite Belgique »
· Le centième anniversaire de la mort de Jules Renard est inscrit à la liste des célébrations nationales de 2010. À cette occasion un très intéressant colloque en deux journées se déroulera à la BnF Tolbiac et à l’Université de Paris VII. Il y sera question de l’ensemble de l’œuvre, depuis la Correspondance jusqu’au théâtre en passant par le Journal. À la fin de la première journée sera projetée une copie restaurée du Poil de Carotte de Julien Duvivier (1925). Se renseigner auprès des Amis de Jules Renard : Maison de Jules Renard 58800 Chitry-les-Mines, 03.86.20.14.32, ou M. et Mme Bruno Reyre : 45, quai Carnot 92210 Saint-Cloud. Tél./Fax : 01.46.02.00.29. Voir aussi http://jules.renard.over-blog.com/ext/http://www.pour-jules-renard.fr/
· La prononciation, l’un des points sensibles de la langue française, bien que souvent négligé : ce sujet de la prochaine émission de Français, mon beau souci réunira autour du micro de Michel Mourlet les comédiens Jean-Pierre Jorris, Pierre Londiche et l’auteur-comédien Gérard Savoisien, directeur du Théâtre du Coteau au Plessis-Robinson. En direct sur Radio Courtoisie lundi 15 mars à 10 h 45, et trois rediffusions dans la semaine. Gérard Savoisien est notamment l’auteur de Prosper et George, qui vient de commencer une carrière prometteuse au Théâtre du Lucernaire. Prosper Mérimée y est interprété par Christophe de Mareuil et George Sand par Miren Pradier dans une mise en scène de Thierry Lavat. www.lucernaire.fr
· Dans le cadre de l’Année croisée France-Russie, l’Association Le Monde de l’art et des Lettres communique : Samedi 6 mars, 18 h 30, en l’Église du Val-de-Grâce, Musiques pour Tchekhov, concert pour orgue, chœur et orchestre à cordes en hommage à Anton Tchekhov (1860-1904) dont on célèbre le cent-cinquantième anniversaire de la naissance. Œuvres de Lev Knipper, Alexandre Bortniantsky, Moussorgsky, Anatoli Liadiv, Rimsky-Korsakov, Alexandre Kastaldy, Alexandre Grétchaninov, Chostakovitch, par l’organiste Roubin Abdoullin, l’ensemble vocal « la Chapelle du Val-de-Grâce », sous la direction d’Erienne Ferchaud et l’Orchestre à cordes de la Garde républicaine, dirigé par Sébastien Billard. Église du Val-de-Grâce : 1, place Alphonse- Laveran, 75005 Paris. www.valdegrace.org
· La Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF), association québécoise à ramifications française et belge, a l’obligeance de nous informer de la 22e Rencontre « Pasteur parlait français » qui aura lieu mardi 23 mars 2010 à midi devant l’Institut Pasteur, rue du Dr Roux, métro Pasteur ou Volontaires, et à la même heure à Montréal, rue Saint-Denis, en face du clocher Saint-Jacques, entrée de l’UQAM, Square Pasteur. Elle signale d’autre part l’édition en ligne par les Presses universitaires de Montréal du N° 9 de Science et Francophonie. http://www.er.uqam.ca/nobel/c3410/lisulf.html
· La souscription au recueil de textes critiques de Jean-Pierre Martinet, le Peuple des miroirs, publié par les Éditions France Univers, est close. L’ouvrage peut désormais être commandé soit en librairie, soit au comptoir parisien d’Atlantica-Séguier (diffusion), soit directement chez l’éditeur, en VPC, pour le même prix : 18 €.
· Chez le même éditeur, la souscription au recueil de poèmes de Sylvie Oussenko illustré par Gabriel Bacquier se poursuit jusqu’au 30 avril, au prix de 19 €. À partir du 1er mai, commande en librairie 21 € et par correspondance 24 €. L’auteur des Madrigaux de Bellone nous apprend par ailleurs que la création d’un Don Juan extrait des Madrigaux, musique de Noël Lee, devrait avoir lieu en mai prochain.
· Autre spectacle prévu en mai 2010, celui-ci à l’autre bout du monde : l’Affaire Dussaert, de et avec Jacques Mougenot, fera l’objet de quatre représentations exceptionnelles au Théâtre de poche de Nouméa, les 13,14,15 et 16 mai. www.jacquesmougenot.com
· Dominique Villemot, exécutrice testamentaire d’André Fraigneau, vient de faire don à la Bibliothèque de Nîmes d’un ensemble de documents et œuvres graphiques destiné à constituer un Fonds Fraigneau..
INFOLETTRE N°17. Février 2010
Réédition des Déracinés ¨ Chamfort ¨ Déon et ResPublica nova
Toujours Martinet ¨ Le Nouveau Commerce ¨ Présence de Suétone ¨ Cinéma sous l’Occupation ¨ Vauthier fêté par Maréchal
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· Les Éditions Bartillat rééditent dans la collection Omnia l’un des grands romans de la littérature française : les Déracinés de Barrès, dont l’actualité dans notre société « dissociée et décérébrée » saute aux yeux. Une pénétrante préface de François Broche, auteur notamment d’une biographie de Barrès qui reste un modèle d’objectivité historique, rappelle tout ce que nous avons à réapprendre du « Prince de la jeunesse » qui, écrivait Léon Blum, « a créé une sensibilité nouvelle ».
· La prochaine émission de Français, mon beau souci (Radio Courtoisie, en direct le 15 février à 10 h 45 et rediffusée trois fois) sera consacrée à l’interaction entre la langue française et le genre littéraire des « fragments », maximes et « pensées », à l’occasion de la publication des Œuvres complètes de Nicolas Chamfort, dont le critique Alfred Eibel viendra entretenir les auditeurs.
· L’Association ResPublica nova a été fondée en 2004 à l’École Normale supérieure. Elle formule ainsi ses objectifs : « développer le recours à la culture dans l’engagement politique des jeunes ». Elle « travaille à crédibiliser leur prise de parole et l’expression de leurs convictions par un humanisme exigeant ». Parmi ses activités, la publication d’une revue trimestrielle de 128 pages, le Prix international francophone « Jeune Cicéron » du discours politique (doté d’une bourse de 1 000 €) , des partenariats avec l’O.I.F., le Québec, etc. Le président du jury « Jeune Cicéron » est Michel Déon de l’Académie française, reçu il y a quelques mois à l’émission Français, mon beau souci, de même que les responsables de ResPublica nova. E.N.S. 45 rue d’Ulm 75005 Paris. 01 43 80 99 15. www.respublicanova.fr
· France Univers rappelle ses deux souscriptions en cours : le Peuple des miroirs, textes critiques de Jean-Pierre Martinet (jusqu’au 15 février : 15 €, puis 18 € en librairie) et Pèlerinages, poèmes de Sylvie Oussenko illustrés par Gabriel Bacquier (jusqu’au 30 avril : 19 €, puis 21 €).
· De la part de Jacqueline Paulhan, les Éditions Les Belles Lettres vous invitent à fêter la publication du livre d'André Dalmas De face et de profil, l'humeur des lettres, le jeudi 4 février : coquetel de 18 h à 2 h au Y'ansclub, 5 avenue Reille 75014 Paris. L’ouvrage rassemble les contributions d'André Dalmas à la critique littéraire de 1950 à 1980, réunies par Marcelle Fonfreide, co-fondatrice avec André Dalmas de la revue Le Nouveau Commerce. www.lenouveaucommerce.com
· .Sous l’égide de l’Université de Clermont-Ferrand viennent d’être publiés les Actes d’un colloque international tenu en 2004 : « Présence de Suétone ». L’ouvrage se compose de communications du plus haut intérêt pour tous les passionnés de l’Antiquité européenne textuelle, c’est-à-dire gréco-romaine, qui savent retrouver sa trace et sa permanence dans le monde moderne. On y découvrira entre autres une étude de Daniel Aranjo (Université de Toulon) sur la première pièce de Michel Mourlet, la Mort de Néron, que de précédents travaux universitaires avaient examinée sous un angle plus historique, et que l’éminent professeur met en perspective avec certaines tragédies de Sénèque et de Racine. Présence de Suétone, 362 p., 51,15 € frais de port inclus. Centre de Recherches A. Piganiol – 2, rue Abbé Girard 63 000 Clermont-Ferrand.
· La collection « Guides des citations » des Éditions Pardès s’enrichit d’un titre prometteur : la Bêtise. De A à Z, 400 réflexions sélectionnées par Paul Guilbert, professeur honoraire, qui collectionne depuis une quinzaine d’années toutes sortes de pensées à travers le monde. Il a déjà publié chez Pardès, dans la même collection, Le Vin – Le Mariage – L’Argent – Les Enfants. Pardès publie également Quatre ans de cinéma (1940-1944), recueil des articles de critique cinématographique écrits sous l’Occupation par Lucien Rebatet, alias François Vinneuil, réunis, présentés et annotés par l’un des meilleurs historiens du 7e Art : Philippe d’Hugues.
· La carte de vœux de Marcel Maréchal, directeur des Tréteaux de France, nous apprend pour 2010 une excellente nouvelle : un hommage tout au long de l’année à l’un des grands auteurs dramatiques français du XXe siècle, Jean Vauthier (Capitaine Bada, le Personnage combattant), dont on célèbre le centenaire de la naissance.
· La réédition substantiellement augmentée de l’Anti-Brecht de Mourlet, annoncée dans l’Infolettre précédente, sortira fin mars en même temps que la première édition de sa pièce C’est Byzance ! aux Éditions théâtrales Les Cygnes. www.lescygnes.fr
IINFOLETTRE N° 16
Prix Chateaubriand¨ le Peuple des miroirs ¨ Drieu La Rochelle ¨
Saint-Pétersbourg ¨ Carpette anglaise ¨ Jacques Lemarchand
· Le millésime 2009 du Prix Chateaubriand , créé et doté par le Conseil général des Hauts-de-Seine, a couronné la France des larmes, Deuils politiques à l’âge romantique d’Emmanuel Fureix. Ou comment lire le politique à travers le culte rendu aux grands morts, héros ou martyrs. (Éditions Champ Vallon, coll. « Époques »).
· .Les Éditions France Univers préparent 2010 : trois livres pour commencer. Deux nouveautés en souscription : le Peuple des miroirs, recueil de textes critiques de Jean-Pierre Martinet rassemblés et préfacés par Julia Curiel, issus du magazine culturel Matulu dont il fut directeur de la publication. À peu près en même temps paraîtra aux Éditions Finitude la réédition de son premier roman, la Somnolence. Prix de souscription au Peuple des miroirs (jusqu’au 15 février) : 15 € ; prix libraire ensuite : 18 €. Seconde nouveauté en souscription : Pèlerinage, recueil de poèmes de Sylvie Oussenko illustré par le célèbre baryton Gabriel Bacquier. Ceux qui ont aimé les Madrigaux de Bellone ne se priveront certainement pas du plaisir de découvrir cette nouvelle facette du talent multiforme de la cantatrice et musicologue. Prix souscription jusqu’au 30 avril : 19 € pour un tirage de tête numéroté à la main jusqu’à 100. Enfin, troisième ouvrage programmé pour le début 2010 : la réédition augmentée de l’Anti-Brecht de Michel Mourlet, publié en 1989 et qui apparaît comme le pendant théâtral de Sur un art ignoré, la Mise en scène comme langage, réédité en poche chez Ramsay en 2008.
· Les Éditions Krisis (5, rue Carrière-Mainguet, 75011 Paris) annoncent un ouvrage inédit de Drieu La Rochelle : Textes politiques 1919-1945. Publiés de 1919 à sa mort dans des périodiques dispersés, les principaux écrits politiques de Drieu La Rochelle étaient, pour la plupart, restés jusqu'à présent inaccessibles. Les voici réunis dans cette édition établie et annotée par Jean-Baptiste Bruneau et présentée par Julien Hervier, grand spécialiste de l'œuvre de Drieu (et d'Ernst Jünger). Ces textes placent dans un jour nouveau l'évolution d'un auteur aussi hostile aux méfaits du capitalisme productiviste qu'au communisme matérialiste.
· Dans le cadre de "l’année croisée France-Russie 2010, le Monde de l'Art et des Lettres organise un voyage à Saint-Pétersbourg du 20 au 27 février et communique : « Chaque saison de Saint-Pétersbourg a ses beautés et ses magies, mais c’est en hiver que la ville, recouverte d’un manteau de neige, a le plus de caractère. Les musées et les palais, libérés de l’affluence des saisons touristiques, sont à vous. Vous visiterez les deux grands musées, l’Ermitage et le Musée russe, les plus belles églises baroques. Vous découvrirez la ville en car privé, avec des arrêts pour visiter des monuments ou des sites réputés mais éloignés du centre. Des excursions vous permettront de visiter Tsarskoïé Sélo et son célèbre cabinet d’ambres, Peterhof, le Versailles de la mer, et beaucoup d’autres lieux. » (06 10 20 74 94.)
· Au premier tour de scrutin, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à M. Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid. À titre étranger, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à M. Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.
· Les représentations théâtrales sont choses éphémères dont il ne reste en fin de compte que ce qu’on a écrit à leur propos. C’est pourquoi l’initiative est excellente de composer un livre avec les chroniques du meilleur critique dramatique de l’après-guerre, Jacques Lemarchand (1908-1974), qui dirigea aussi chez Gallimard la collection « Le manteau d’Arlequin ». Dans la collection des « Cahiers de la NRF », 450 pages d’intelligence et de perspicacité pour découvrir l’homme qui a découvert le nouveau théâtre, qui a ouvert le Figaro littéraire à Beckett et Ionesco : le Nouveau Théâtre (1947-1968), Un combat au jour le jour.
· Des abonnés nous ayant demandé où se procurer le texte de la conférence de Michel Mourlet à la Fondation Dosne-Thiers, le 18 octobre dernier (« Perdre sa langue, c’est perdre son âme »), nous leur signalons que plusieurs sites, à notre connaissance, l’ont reproduite intégralement et parmi ceux-ci : Actupolitis, Hermas, DLF, ALF, les Manants du Roi, Paperblog, Papiersenligne ; Amazon.fr l’a reproduite partiellement. BONNE ANNÉE À TOUS !
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