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L'Infolettre de France Univers

Ecrivains de France, XXe siècle

13 Avril 2011 , Rédigé par France Univers Prom Publié dans #Information culturelle

   Ecrivains de France, XXe siècle, par Michel Mourlet, qui vient de paraître aux Editions France Univers, est la réédition revue et augmentée (de cinq chapitres) de l'ouvrage coédité sous le même titre en 1997 par Valmonde/Trédaniel. L'ouvrage de 350 pages peut être commandé en librairie ou directement à l'éditeur pour le même prix, franco de port : 24 €. Les écrivains étudiés sont au nombre de trente-deux, d'Anouilh à Volkoff en passant par Beckett, Claudel, Montherlant , Sartre, etc. Nous avons le plaisir de vous en proposer ci-dessous l'"Avant-propos 2011".

 

Avant-propos 2011

 

La première édition d’Écrivains de France, XXe siècle publiée en 1997, et ses retirages successifs, ont été assez vite épuisés. Aux abords de l’an 2000, ses coéditeurs se recentrèrent, comme on dit, sur leur « cœur de métier » qui n’était pas ce genre de littérature, de sorte qu’une survie chez eux de l’ouvrage devenait improbable. Et puis, d’autres chats à fouetter firent que je l’oubliai un peu.

 Il y a quelques mois, un érudit transalpin me demanda si j’envisageais une réédition de ce livre, dont il avait eu connaissance au cours de recherches sur Montherlant. Presque au même moment, une lectrice qui se l’était procuré sur la Toile où quelques exemplaires, paraît-il, figurent encore à l’étalage, me fit part du plaisir qu’elle éprouvait à le lire. Je commençai alors à repenser à ces textes, jalons de mes lectures, voire de mes émotions de spectateur. Puisqu’ils étaient devenus quasiment introuvables, pourquoi ne pas les remettre en circulation, en y ajoutant peut-être quelques chapitres ?

   La collection qui les avait accueillis s’intitulait « Médaillons ». Titre assez explicite. Rien qui ressemble à une histoire de la littérature, aucune mise en perspective, nul système, ni même un reflet complet de mes préférences. Ce ne sont là que portraits et flâneries occasionnés par  le cours des choses, pour ne pas utiliser le mot « actualité » : mot un peu trop galvaudé, dont la propriété la plus certaine est de se périmer dans le quart d’heure qui suit. Simplement, s’il ne prend pas en compte – il s’en faut de beaucoup – tous mes auteurs de chevet, mon choix ne doit rien non plus au hasard ni à la douteuse tentation de l’objectivité. Les écrivains dont je traite ont tous parfaitement rempli la mission, primordiale à mes yeux, de me toucher en quelque point sensible de l’esprit. Les chapitres ajoutés à cette réédition sont au nombre de six.  Un salut à André Suarès, portraitiste lui aussi ; la visite d’un monument de notre théâtre : Jules Romains ; Roger Judrin, chapitre que j’aurais pu intituler « La Rochefoucauld existe, je l’ai rencontré » ; un additif à Jean Dutourd, rédigé en hommage après sa mort, un autre à Montherlant, pour me réjouir de sa récente levée d’écrou ; enfin, ma rencontre avec le fantôme de Sartre, dont l’Être et le Néant (si curieux que cela puisse paraître) joua un rôle considérable, à la fin de mon adolescence, dans la formation de ma pensée .

 Si j’ai souhaité faire revivre ce livre, ce n’est donc point pour épuiser un sujet ni bouleverser le paysage. Mon ambition est plus modeste : je voudrais donner à quelques lecteurs – comme j’en ai reçu témoignage à maintes reprises avec la précédente édition – le désir d’aller plus avant, par leurs propres moyens, dans la connaissance ou la reconnaissance de tel ou tel auteur. Ce fut un peu le mobile qui me poussa en d’autres temps à parler de théâtre et surtout de cinéma.

Ce qui acheva de me décider, en feuilletant le dossier dudit livre sorti de mes archives, fut d’y retrouver la lettre que l’un de nos plus illustres metteurs en scène-comédiens de théâtre, Jean-Laurent Cochet, m’avait adressée en 1997 après avoir lu Écrivains de France. J’en citerai ce fragment : « J’ai grâce à vous, ô honte à moi ! fait la découverte éblouie de deux merveilles : Fraigneau et Benoist-Méchin. Une révélation. Une jubilation. Je suis transporté. Et je fais profiter d’autres ignorants que j’aime de mon enchantement. Nos différents libraires croulent sous les demandes du Rêve le plus long de l’Histoire, de Guillaume Francœur et autres Miracles amicaux. Je suis au comble de la joie de m’être plongé dans ces œuvres si riches, si singulières, si intelligentes et si passionnées. Je vous le dois. Merci à vous. »

     Qu’une étincelle jaillisse entre une de mes phrases et un esprit en éveil, je m’estime récompensé.

  

                                                                                                                                 Michel Mourlet

 

 

 

 

 

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